Salle de bains : pièce de vie, à quel prix ?

Economies dans la salle de bains

En l’espace de quelques décennies, la maison a pris une toute nouvelle dimension. Si elle n’était que fonctionnelle pour bien des générations passées, elle est aujourd’hui au cœur de nombreux projets d’aménagement. La salle de bains se hisse au rang de pièce de vie au même titre que la cuisine ou le salon. Elle s’agrandit, s’équipe et obéit à de nouveaux principes, en mêlant bien-être et respect de l’environnement.

Autrefois simple passage obligé pour la toilette, la salle de bains est aujourd’hui une pièce destinée au bien-être, qui tranche avec le tumulte du quotidien. Symbole du cocooning et du temps pour soi, elle acquiert un tout nouveau statut. D’utile, elle devient raffinée. Loin du tourbillon de la vie moderne, elle incite à la détente et à l’introspection telle une parenthèse égoïste où l’on s’oublie aux plaisirs hédonistes.

La salle de bains est la pièce de la maison où l’on dépense le plus d’énergie. Eau, chauffage, éclairage, on ne lésine pas lorsqu’il s’agit de notre confort ! Mais pour le bien d’une planète en perdition, n’est-il pas judicieux d’allier hygiène et pratiques écolos ? Il est bon d’adopter un comportement responsable : on participe ainsi à préserver l’environnement tout en réalisant de sacrées économies. Parce que faire attention aux ressources, c’est aussi faire du bien au porte-monnaie !

Certains gestes sont connus de tous : privilégier la douche au bain, ne pas laisser couler l’eau inutilement, aérer constamment pour éliminer l’humidité, ne pas éclairer plus que de raison, etc. En dépit d’un respect appliqué à ces pratiques, d’une franche dose de bonne volonté et d’une âme un tant soit peu écolo, les résultats sur la facture ne sont pas toujours au rendez-vous.

Heureusement, grâce à certains équipements, il est plus facile d’ajuster sa consommation. Prendre du bon temps sans se ruiner, voilà une belle résolution…


EAU

EauLa salle de bains est le temple du gaspillage, soyons honnêtes. Lieu de réconfort du dimanche soir, elle abrite de longues heures de délassement dans des bains chauds. Et ce n’est pas là la seule occasion de consommer sans compter. Si l’on a du mal à toucher terre au petit matin, il est de bonne guerre que l’eau chaude vienne sans hâte jusqu’à la douche de M. Toutlemonde… Combien de litres d’eau se déversent-ils alors, le temps d’arriver à bonne température ? Combien encore, le temps d’appliquer son savon sous la douche ou de procéder au brossage de dents, de trois minutes réglementaires, trois fois par jour, tous les jours ?

Si chacun doit faire des efforts pour mieux consommer, les grandes marques du sanitaire s’engagent elles aussi à concevoir des produits en phase avec la tendance écologique, pour alléger la facture énergétique sans faire l’impasse sur le confort. Elles développent des technologies qui permettent de mieux consommer. Parmi elles…

  • Le limiteur de débit

La douche est un moment hors du temps. Elle offre un répit bienfaisant, en retrait de l’effervescence du monde, et invite au relâchement le plus total. Si certains sont friands de jets puissants et de massages énergisants, d’autres préfèrent l’enveloppe généreuse d’un jet doux et relaxant… Pour le bien-être de tous, les spécialistes du sanitaire ont mis au point un système de limitation de débit qui permet de réduire l’apport en eau tout en garantissant un niveau de confort optimal. Il prévoit en effet en apport en air sur les douchettes à main, qui permet d’accentuer la sensation de douceur sur la peau et de réduire ainsi la quantité d’eau consommée. Il implique également l’installation d’une butée à mi-hauteur du levier de commande sur les mitigeurs mécaniques, pour réduire le débit d’eau de moitié. Si l’économie en eau est bien réelle, le bien-être reste au rendez-vous. Le limiteur de débit, c’est zéro compromis, et jusqu’à 40% d’économie !

  • Le réglage instantané de la température

Que d’eau gaspillée le temps de trouver la température idéale. Trop chaud, ça brûle et c’est mauvais pour la circulation. Trop froid… Oh non, pas trop froid. Pour pallier le casse-tête journalier du « aaah, comme ça c’est PAR-FAIT ! », les marques ont mis au point un produit qui garantit une température constante douche après douche : le mitigeur thermostatique. Ce mitigeur rompt avec la forme classique, puisque les poignées distribuées de part et d’autres permettent respectivement de régler le débit, et d’ajuster la température. Une fois le réglage effectué, plus besoin de perdre de temps. En quelques secondes, l’eau est tempérée à souhait. Adieu donc, les dizaines de litres d’eau partis en vain. Entre chauffe rapide et réglage au degré près, la douche devient une science exacte.

  • La cartouche économique C3

Les mitigeurs ne connaissent pas la demi-mesure : ils sont généralement réglés sur très chaud ou sur très froid. La cartouche C3 bouleverse les habitudes de consommation et tend à améliorer la gestion de l’eau. Grâce à elle, les mitigeurs mécaniques ont leur petite révolution ! Le point de chauffe est désormais décalé sur la gauche, de façon à limiter la production d’eau chaude et de ne pas solliciter la chaudière inutilement. La position centrale du levier (souvent préférée par les utilisateurs) est réservée à un apport en eau froide, pour les utilisations courtes. Ainsi, pour se rincer les mains et se laver les dents, le ballon d’eau chaude peut rester tranquille… Et hop, 5% d’économie en plus !

  • Le mécanisme double chasse

Les toilettes ? Le QG du gaspillage. Près d’un tiers de la consommation en eau potable y passe… « Si l’on considère qu’une personne se rend aux toilettes 5 fois par jour et qu’elle tire systématiquement la chasse, sachant qu’à chaque chasse, ce sont 9 litres d’eau qui se déversent, à combien doit-on estimer la consommation en eau sur une année ? » Le problème n’est malheureusement pas que théorique… Les grandes marques de l’équipement sanitaire ont développé des mécanismes de chasse à double touche qui permettent d’adapter la quantité d’eau nécessaire au nettoyage efficace de la cuvette suite au passage de l’utilisateur.

La préservation des ressources naturelles titille les consciences. Les produits durables fleurissent pour économiser l’eau et garantir une qualité de vie optimale aux générations futures. Il incombe à chacun de prendre ses responsabilités. A bon entendeur…


CHAUFFAGE

ChauffageLa salle de bains est la pièce de la maison où il fait le plus chaud. Et pour cause. Il est de coutume d’y passer du temps dévêtu plutôt qu’engoncé dans des habits lourds et encombrants. Avec la peau comme seul atour, l’utilisateur s’abandonne à un moment de relâchement absolu. Quelles meilleures conditions pour lâcher prise et s’évader loin du monde…

Le chauffage est un point majeur à considérer pour l’aménagement d’une salle de bains agréable à vivre. La température ambiante doit en effet permettre d’aller dans le plus simple appareil, sans devoir courir sous la douche pour fuir les courants d’air ou passer des chaussettes en laine pour échapper à un carrelage trop froid ! Il s’agit de trouver le juste équilibre entre économie d’énergie (ou d’argent, ça marche aussi) et confort garanti. Du chaud pour pas cher ? Pari tenu !

  • La règlementation thermique 2012

RT2012La conscience collective s’ouvre peu à peu aux pratiques responsables. La Nature est puissante mais pas invincible, et l’Homme a déjà fait beaucoup de mal… L’heure est à la mutation écologique et les habitudes sont bousculées. Pour la bonne cause. Dans le cadre de sa nouvelle politique énergétique, le ministère de l’environnement a rédigé une loi qui instaure un nouveau seuil de consommation d’énergie primaire, désormais fixé à 50 kWhep/m2/an. La RT 2012 implique une optimisation des bâtis : ils sont mieux équipés, moins énergivores.

  • On isole

C’est là la clé. Qui n’a jamais essayé, petit ou plus grand, de remplir un gant de toilette avec de l’eau ? Une opération délicate, pour ne pas dire franchement impossible. Eh bien il en va de même pour la maison. La salle de bains, en l’occurrence. Chauffer c’est bien, mais il faut d’abord s’assurer que l’énergie dépensée pour réchauffer l’atmosphère n’ira pas se perdre ailleurs. La déperdition de chaleur, c’est avant tout une déperdition financière ! Toutes les calories qui ne participent pas à l’augmentation de la température de la pièce sont autant d’euros donnés en pâture aux oiseaux. La première phase, c’est de former une pellicule étanche autour de la salle de bains. Comment ? En parant les murs de plaques de plâtre, le plafond de laine soufflée, ainsi que toutes les ouvertures sur l’extérieur de généreuses couches de silicone aux jointures. Une fois toutes les faces du cube correctement isolées, la chaleur est assurée de ne pas s’échapper. Attention cependant, un surplus de chaleur dans une pièce 100% étanche, sur le papier, ce n’est rien de moins qu’un hammam ! Si le climat tropical est propice à une complète décontraction, il est aussi source de détérioration pour les cloisons de la pièce. Pour éviter que le confort ne jure avec la bonne tenue des murs, optez pour une VMC double flux qui assurera l’élimination de l’air vicié et un renouvellement constant sans déperdition de chaleur, pour le bien de tout le monde.

  • On chauffe

Parce qu’elle invite à la nudité, la salle de bains doit offrir un cadre chaleureux à l’utilisateur. Si le corps bénéficie d’une enveloppe apaisante, c’est précisément parce que la chaleur émane de part et d’autre de la pièce. Un sol chaud en contact direct avec les pieds assure le réchauffement du corps dans son entier. Le plancher chauffant est une solution économique qui assure une émission de chaleur uniforme dans la pièce. Il profite à la fois au sol, aux objets, aux parois et aux utilisateurs. Il requiert la pose préalable d’une plaque isolante qui évite la déperdition de chaleur vers le bas et assure son transfert intégral vers la face haute du plancher, en lien direct avec la pièce à chauffer. Efficacité 100% garantie ! Ce système de chauffage au sol peut être associé à un sèche-serviettes, voire carrément remplacé si celui-ci dispose d’une soufflerie. Si la fonction première de cet équipement se résume à débarrasser les serviettes de toute trace d’humidité (et de l’odeur qui l’accompagne), il peut aussi faire office de radiateur en bonne et due forme. Sa polyvalence est gage d’économies puisqu’il cumule deux fonctions de chauffage distinctes : les serviettes, et la pièce elle-même. La salle de bains gagne rapidement en degrés et offre à son utilisateur un espace propice au délassement.

  • On régule

L’utilisateur a plusieurs équipements à sa disposition. Tous les outils pour se construire un petit havre de paix. Mieux, il a la main pour maîtriser leur performance au regard de leur utilité à tel ou tel moment de la journée. Si l’objectif est bel et bien de mieux gérer les énergies, il est plutôt utile de pouvoir ajuster la puissance au regard des besoins réels et de ne pas se contenter d’un mode de fonctionnement standard… Ainsi, pas de gâchis ! Les appareils caloporteurs installés dans la salle de bains sont parés d’une régulation thermostatique qui permet de régler précisément la température souhaitée à l’instant T. La chaleur émise (d’un radiateur mural ou d’un sèche-serviettes) correspond exactement à l’envie ponctuelle de l’utilisateur. Elle peut être douce au petit matin pour éveiller les sens ou plus intense en fin de journée pour faire retomber la pression. Les solutions de domotique permettent quant à elles de gérer plusieurs systèmes simultanément, en prévision des besoins à venir. Elles conviennent pour la programmation des phases de chauffe, selon les périodes de présence dans la salle de bains, et l’usage qui en est fait… L’une et l’autre des solutions sont la garantie d’économies substantielles, puisqu’elles limitent le fonctionnement des équipements aux seules plages horaires nécessaires.

Même si elle s’apparente de plus en plus à une pièce de vie de par l’investissement qu’elle suppose, la salle de bains reste une pièce qui n’est fréquentée qu’à certaines heures de la journée. Elle doit être parfaitement opérationnelle une fois occupée, mais cesser toute sollicitation énergétique une fois l’utilisateur rasséréné. S’il est une pièce de la maison qui se prête aux économies d’énergie, c’est bien elle. Parvenir à limiter la consommation aux seuls instants d’occupation des lieux serait déjà un grand pas en avant pour la réduction de la facture énergétique !


ECLAIRAGE

EclairageSi la salle de bains peut inviter au relâchement, elle peut aussi favoriser le dynamisme des débuts de journée. Tout est question d’intensité. Il est avéré que les éléments environnementaux ont une certaine influence sur l’humeur et le comportement des utilisateurs. La lumière joue sur l’attitude, et selon si elle est tamisée ou plus brillante, elle n’a pas le même effet. La luminosité conditionne l’activité. Faible, elle est relaxante et accompagne les bains chauds de début de soirée. Forte, elle est énergisante et toise les rasages de près ou maquillages sophistiqués.

  • Ne rien laisser au hasard

L’aménagement de la salle de bains comme espace de vie doit être pensé correctement. En ameublement d’abord, en équipement ensuite, mais aussi et surtout en déco et accessoires. La lumière en fait partie, et doit à ce titre être installée avec parcimonie… Et intelligence. Si l’éclairage de la salle de bains s’est longtemps résumé à un néon fade au-dessus d’un miroir opaque, il fait aujourd’hui l’objet d’une répartition harmonieuse. Les sources lumineuses se multiplient et ne sont pas distribuées au hasard. L’éclairage se veut modulable, propre à s’adapter aux besoins de l’utilisateur. Au centre de la pièce et en hauteur, il offre une visibilité générale. Au sol au-dessus des plinthes, il crée une ambiance cosy et invite à la détente. Autour d’un miroir, il aide à la réalisation d’une tâche minutieuse. Il convient par ailleurs de soigner l’emplacement des sources selon leur exposition à l’humidité. La norme NF C 15-100 définit différents volumes (de niveaux 0, 1 et 2) au regard de leur éloignement par rapport à la baignoire ou au bac à douche. Le type d’éclairage en dépend et, doit intégrer un indice de protection adéquat : IPx4 et 5 contre les jets et projections d’eau en zones 1 et 2. Cette règlementation ne doit pas être prise à la légère. Eau et électricité ne font pas bon ménage, Cloclo peut en témoigner… Enfin, du coup non.

  • A l’LED !

Parce que l’éclairage est un poste essentiel dans l’aménagement de la salle de bains, il doit être dûment choisi : il doit pouvoir servir aux applications quotidiennes de l’utilisateur dans la pièce. La LED est en passe de devenir incontournable, et pour cause ! Son efficacité lumineuse, sa consommation énergétique incroyablement basse et sa durée de vie quasi inégalable ont raison des modèles traditionnels qui sont loin de combiner l’ensemble de ces attributs. A titre de comparaison, une ampoule standard de 50W dure environ 2 000 heures tandis qu’une source LED de 4,5W garantit jusqu’à 30 000 heures de lumière. Les chiffres s’inversent, et la puissance initiale n’est pas fonction de la longévité. L’avantage ? Une économie non négligeable liée à une sollicitation énergétique moindre.

  • Rubans lumineux

L’heure est à la personnalisation des espaces. Si le fond est le même pour tous, la forme répond aux goûts et exigences de chacun. Ainsi, chaque salle de bains est différente et aménagée selon les habitudes de ceux qui la fréquentent. Si l’éclairage général est assuré par des spots, appliques ou suspensions, celui plus ornemental laisse davantage cours à la créativité. Les plinthes, bords de meubles et contours de miroirs peuvent être habillés de rubans LED qui offrent une source lumineuse originale et destinée à des fins plus spécifiques. Quelles qu’elles soient. Ces bandes assurent une lumière vive et bénéficient du profil écologique des LED qui les composent. Fortes d’une protection étanche, elles sont parfaitement compatibles avec un usage en milieu humide. Elles ont aussi la faculté de changer de couleur et d’intensité, pour diversifier les ambiances et convenir à de multiples applications. La salle de bains devient un véritable terrain de jeux. Un gage de plaisir, à tous les niveaux !

La tendance écolo n’est plus seulement marginale. Elle attire l’attention et compte de plus en plus de partisans. La société prend conscience de l’urgence de la situation et essaie d’adapter son mode de vie avec de nouveaux équipements et comportements, plus respectueux de l’environnement. Il semble que l’Homme n’agisse plus seulement pour son plaisir, mais un peu pour la planète aussi. Un juste retour des choses, en somme…

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